Après son mariage princier, quel rôle pour Meghan Markle?

Pour épouser le prince Harry, Meghan Markle a dû renoncer à sa carrière d’actrice pour vivre son conte de fées. Mais ce n’est pas tout.

 
Finie la comédie, adieu la tranquillité: maintenant qu’elle a épousé le prince Harry, l’Américaine Meghan Markle, fille d’une prof de yoga qui a grandi en Californie, est désormais plongée dans la famille royale britannique, un monde plein de règles et d’obligations qui va peser sur son identité. Tour d’horizon de ce qui l’attend.

Pas de “princesse Meghan”
En épousant Harry, Meghan Markle renonce à sa carrière d’actrice pour vivre son conte de fées. Mais elle ne devient pas pour autant “princesse Meghan”, un rappel de ses origines roturières car seules les femmes nées au sein de la famille royale peuvent porter le titre de princesse suivi de leur prénom.

Son titre officiel sera “Son Altesse Royale la princesse Henry de Galles”. Toutefois, la reine ayant offert un duché au prince Harry ce samedi, Meghan est devenue la duchesse de Sussex. De facto, Meghan Markle a aussi pris la nationalité britannique, diluant ainsi son identité américaine.

Marraine de la Royal Foundation
Les membres de la famille royale ne doivent pas exprimer d’opinions politiques en public. Pas évident pour une jeune femme engagée, prompte à s’exprimer sur les réseaux sociaux. Bien avant l’annonce de ses fiançailles, la féministe revendiquée avait commencé à faire profil bas, fermant son blog “The Tig” et son compte Instagram sur lequel elle postait des photos d’elle.

“Elle s’est laissée complètement phagocyter par la machine royale”, persiffle Graham Smith, figure de proue des “Républicains”, le mouvement britannique anti-monarchie.

“Ils seront perçus comme bien plus militants que les précédents couples royaux”
Désormais, l’épouse du prince Harry doit se concentrer sur les activités caritatives de la famille royale. Après son mariage, elle est devenue marraine de la Royal Foundation, aux côtés de son époux, du prince William et de sa femme Kate.

Cette fondation s’intéresse en particulier au bien-être des militaires et des anciens combattants, aux enfants et adolescents, à la protection des espèces menacées et de l’environnement, et à la question de la santé mentale.

Droits et devoirs royaux
Habituée à une vie détendue en Californie, Meghan Markle doit mainteant se plier au strict protocole, longue liste des choses à faire (dont la révérence à la reine) mais aussi à ne pas faire dont certaines ne sont pas même écrites (enlever son manteau en public).

Elle sera aussi traquée par les paparazzis, avides de capter d’éventuels “faux pas”.

“Même en ayant joué dans une série TV pendant six ans et en ayant travaillé avant ça, je n’ai jamais fait partie de cette culture des tabloïds”, confiait une Meghan un peu inquiète en novembre.

Elle ne sera plus libre de ses mouvements et devra s’habituer à vivre sous protection policière. Avec Harry, nommé par la reine ambassadeur de la jeunesse du Commonwealth, Meghan Markle représente la famille royale dans les pays du Commonwealth et devra sillonner le monde mais aussi le Royaume-Uni qu’elle doit apprendre à connaitre.

Côtés positifs: en entrant dans “la firme”, elle sera aidée au quotidien par du personnel de service (coiffeuse, habilleuse, chauffeur, etc.). La fashionista pourra aussi porter les bijoux prêtés par la reine.